Filet antichute au pont de la Caille (74)

Cruseilles et Allonzier-la-Caille (74), France | 2026


Rôle | Concepteur du groupement de conception/réalisation


Type de structure | Structure tendue

Longueur | 220 m

Largeur | 2 x 6 m

Matériaux | Acier inoxydable, Acier DUPLEX

Budget | 1,5 M€ HT

Maître d’ouvrage | Département de Haute-Savoie

Concepteur | Jean-François Blassel Architecte, SPAN (bureau d'études), et Laure Lalubie (architecte du patrimoine)

Realisateur | VIRY, mandataire et charpente métallique, FREYSSINET conseil, COLIBRI (techniciens cordistes)

AMO | ISD

CSPS | CSPS3D

Images | SPAN, VIRY (pour les captations par drone)

Les profondes gorges de la rivière des Usses forment le site remarquable de deux franchissements voisins et également spectaculaires. Le pont Charles Albert, mis en service en 1839, est un exemple pionnier de pont suspendu à câbles. Le pont Albert Caquot, ouvert en 1929, est un arc en béton parmi les plus grands à l’époque de sa livraison.

L’innovation technique et structurelle qui a fait de chacun des deux ouvrages de véritables précurseurs de techniques constructives de pointe pour leurs époques respectives, confère à cet ensemble une véritable valeur historique et patrimoniale.
Le vide des gorges qu’ils franchissent, de l’ordre de 200 mètres de large par 150 mètres de profondeur, révèle l’audace des ouvrages, autant que les dimensions et l’échelle des ouvrages révèlent la topographie de la gorge. Cette mise en scène réciproque du paysage et des ouvrages, le contraste entre deux typologies structurelles, à la fois antinomiques et canoniques, d’une part le câble de suspension purement tendu, et, d’autre part, l’arc porteur purement comprimé, font de cet ensemble exceptionnel un véritable monument, destination prisée de promenade pour les visiteurs de passage comme pour les habitants de la région.


Ces qualités imposent naturellement d’accorder, au delà de sa robustesse et de sa fonctionnalité, une attention particulière aux qualités architecturales et visuelles du filet anti-suicide qui sera installé sur les rives du tablier du pont Caquot.
Du point de vue architectural et paysager, l’intervention doit rester minimale et ne pas brouiller la lecture de l’ouvrage originel.
La dimension patrimoniale du pont Caquot, même s’il n’est pas inscrit à l’inventaire, à la différence du pont Charles Albert voisin, incite logiquement à ce que cette intervention reste identifiable et éventuellement réversible.


Nous avons donc cherché une voilette structurelle aérienne, légère et transparente qui enveloppe la structure historique. Face à un ouvrage monolithique en arc qui exploite les incomparables propriétés du béton en compression, les formes et la matérialité du filet antichute tirent parti de la très haute résistance des câbles et fils constitutifs du filet en traction, pour tisser un voile arachnéen et transparent qui n’obstrue pas la vision du pont Caquot.
Le nombre de points de contact entre le béton existant et les bielles porteuses du filet a été réduit au minimum possible et leur positionnement choisi pour s’intégrer harmonieusement à la composition globale de l’ouvrage.

Situés d’une part, dans l’ombre de l’encorbellement, exactement à la jonction entre le tablier et l’arc, et d’autre part, sur les culées, où ils disparaissent dans la végétation, ces connexions libèrent les deux grandes piles de l’ouvrage de tout appui qui aurait été inévitablement très visible.
L’ensemble de la construction est réalisé en acier inoxydable, pour minimiser le vieillissement et l’entretien d’une structure d’accès difficile et lui conserver longtemps un aspect net et propre. Les pièces présentant les plus grandes dimensions, notamment les butons et les platines d’appui sont rendues légèrement mattes par microbillage afin qu’elles s’effacent visuellement, tandis que les surfaces des petites pièces de connexion, notamment les terminaux et chapes de câbles, polies par leur usinage, sont animées délicatement par le soleil qui joue avec elles.

 

Passerelle levante sur la Lys

Photo de la passerelle de Saint-Venant en cours d'ouverture.

Saint-Venant (62) et Haverskerque (59), France | 2026


Rôle | Maîtrise d'œuvre complète, architecture et technique


Type de structure | Passerelle mobile

Longueur | 8 m

Largeur | 2,6 m

Matériaux | Acier, Acier autopatinable, acier inoxydable

Budget | 450 k€ HT

Maître d’ouvrage | Communauté de Commune Flandre Lys et Agglomération de Béthune

Maitre d’œuvre | Jean-François Blassel Architecte et SPAN

Entreprises | DEMOUY, génie-civil et VRD, ACCMA charpente métallique, MK ENERGIE et CTA TECHNOLOGIES Système Hydraulique (sous-traitant de ACCMA)

Contrôleur extérieur métal et anticorrosion : CORROSIA

CSPS : SOCOTEC

Photo : Maxence Henry, JFBA/SPAN

La passerelle levante franchissant la Lys à l’écluse de Saint-Venant est ouverte. Ce petit ouvrage relie les départements du Nord et du Pas de Calais, entre Haverskerque et Saint-Venant. Les usagers qui, malgré l’interdiction, empruntaient la porte d’écluse à pied ou à vélo pour traverser la rivière, pourront maintenant le faire en toute sécurité.

Imaginée par SPAN et Jean-François Blassel, cette passerelle est conçue comme un portique sur lequel est suspendu le tablier. Le basculement de l’ouvrage est permis par un couple de vérins, installé à l’extrémité nord sur un chevalet. Les vérins hydrauliques tirent le portique vers le chevalet jusqu’à la position verticale de l’ouvrage, dans une position où la tige du vérin est complètement rentrée.

Toute la structure est en acier peint, le tablier est en acier autopatinable qui ne nécessite pas d’entretien de sa sous-face, difficilement accessible, et les pièces de mobilité des vérins sont en acier inoxydable. L’ouverture et la fermeture de l’ouvrage sont pilotables depuis la maison éclusière par les agents des VNF, et à terme pourra être automatisée.

 

Pose de l'ouvrage à la grue par DEMOUY et ACCMA

Première esquisse de la solution de passerelle levante :

Studio de développement UBISOFT

Bordeaux (33), France | 2024

Rôle I BET Conception technique enveloppes vitrées et charpente métallique

MOA I UBISOFT

Budget I 18.15 M €

SPAN

Les ateliers 4+

L’entreprise Ubisoft s’implante sur la rive droite bordelaise sur un ancien site de la SNCF. Le gabarit urbain de la ZAC a été défini par MVRDV. La volumétrie du bâtiment respecte ce gabarit et présente deux intentions architecturales fortes.

 

Vue intérieure de la cafeteria où la charpente neuve s’efface au profit de la charpente existante, témoin de la mémoire du lieu.

La présence d’une charpente existante en fer puddlé sur la parcelle a fait l’objet de l’intervention d’un architecte des bâtiments de France favorable à la préservation de la mémoire du site. Elle joue un rôle important dans l’identité du projet. Cette charpente est rénovée et protégée par une nouvelle charpente porteuse qui se veut discrète pour mettre en valeur la charpente d’origine. Par ailleurs, la création d’une verrière continue sur la longueur du bâtiment est le fil rouge qui apporte une unité aux différents volumes.

 

 

 

 

La verrière forme une ligne continue qui souligne la circulation principale

Paris Parc

Paris (75), France I 2019

Rôle I Conseil en structure et enveloppe pour BIG et BIG-E

MOA I Université Pierre et Marie Curie

Budget I 55 M€

Bâtiment universitaire

BIG

SPAN assure une mission de conseil pour la structure et la façade du bâtiment Paris PARC pour BIG Engineering.

 

Image BIG
Image BIG

Passerelle mobile sur l’Elorn

Landerneau (29), France | 2022


Rôle | Maîtrise d'œuvre complète, architecture et technique


Type de structure | Passerelle mobile

Longueur | 44 m

Largeur| 2.5 m

Matériaux | Tôle Aluminium

Budget | 1 M €

SPAN

Jean-François Blassel architecte

Le franchissement de l’Elorn, destiné aux piétons et cyclistes, est constitué de trois travées inégales. La travée centrale, dans l’axe du chenal de navigation, est une travée levante par vérins hydrauliques. Le tablier en forme de «U» fait office de poutre structurelle tout en assurant la protection latérale des piétons.

Il est réalisé à la façon d’un bateau de pèche en tôle d’aluminium, naturellement résistante à la corrosion. La tôle est ajourée pour conserver uniquement la matière nécessaire structurellement et mitiger l’action du vent sur le tablier. Le jeu entre lumière et matière qui en résulte confère à cet ouvrage minimaliste et efficace une réelle présence dans la longue perspective de la rivière canalisée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passerelle surplombant le canal de l’Ourcq

Bondy (93), France | 2022


Type de structure | Poutre Treillis

Longueur | 40.5 m

Largeur | 5 m

Matériaux | Bois, Acier recyclé

Budget | 2 M€

SPAN

Jean-François Blassel architecte

L’architecture de la passerelle résulte du croisement de deux réflexions. La première, à l’échelle du site, porte sur la capacité de la passerelle à transformer positivement son voisinage, à contribuer à la nouvelle identité du quartier et des berges du canal et à faire émerger de nouveaux usages, civiques, agréables, conviviaux et vertueux. La seconde, plus globale, propose une réponse au changement de paradigme architectural qu’exige la crise environnementale en cours.

Ouvrage utile aujourd’hui, anticipant les évolutions de demain. Alors qu’historiquement, le canal avait été envisagé comme une pure infrastructure tournant le dos à la ville, ce rapport s’inverse aujourd’hui, le canal étant vu comme un lieu d’urbanité. La passerelle non seulement bénéficie de cette inversion de perspective, mais participe également à la transformation du canal et des berges en un lieu d’agrément désirable et contribue à la faire advenir. La passer doit devenir une chance pour le site.

Faire de la passerelle une expérience désirable, une promenade agréable dans un environnement privilégié, en fait non seulement une infrastructure civique qui encourage son utilisation, favorise le basculement vers des mobilités décarbonées mais aussi un véritable atout pour tous les habitants et visiteurs de Bondy. Le tablier, élevé au-dessus du plan d’eau et dans l’axe de la longue perspective plantée du canal, joue le rôle d’une place publique, d’un balcon ou d’un belvédère sur l’Ourcq. Elargi entre les ascenseurs, il est accompagné de glycines à grande extension, poussant en pleine terre et s’accrochant aux supports mis en place sur deux des faces des pylônes et sur la face Est de la passerelle. Chacun, qu’il soit piéton pressé ou flâneur, peut s’interrompre un instant ou s’arrêter à loisir, capter fugacement ou contempler la ville et l’Ourcq, la végétation, l’eau –puissant moteur d’imaginaire- et la vie qui y niche, amorçant ainsi le cercle vertueux par lequel l’observation de la nature conduit à son appréciation puis à sa restauration.

 

 

La qualité, la commodité et la sécurité de l’expérience des utilisateurs sont déterminantes pour l’utilisation effective de la passerelle. Cette dernière doit jouer parfaitement son rôle de franchissement. Les piétons et cyclistes qui l’empruntent doivent y être traités comme des invités de marque. Il s’agit, en l’absence provisoires de rampes, de rendre ce passage aussi facile que possible, pour les personnes les plus fragiles et les moins mobiles.

Des escaliers peu pentus –hauteurs de 12 et girons de 40– dotés de paliers de repos fréquents, des goulottes à vélo droites et régulières, des ascenseurs embarquant une bicyclette sont indispensables pour assurer ce confort d’usage maximal que doit offrir la passerelle. Par ailleurs, la passerelle offre –par l’évidence de sa robustesse, par sa transparence et la visibilité –y compris depuis le sol- d’un — un confort psychologique équivalent au confort physique qu’elle apporte.

La taille et la position de la passerelle, dans la perspective ouverte du canal, en font un repère urbain, largement visible dans ce paysage en recomposition. Sa forte présence visuelle permet non seulement à chacun de s’orienter dans la ville mais participe aussi de l’identité du quartier transformé. La passerelle, galerie urbaine et végétale, propose une forme légère et simple. Elle se distancie de tout stylisme structurel et de l’autocélébration d’une performance technique inutile, en raison de la modestie de la portée, et illusoire, car l’apparence d’une structure élancée est généralement obtenue aux dépends de son authentique efficacité structurelle, économique ou écologique. La passerelle est remarquable parce qu’elle annonce la qualité de l’expérience qu’elle offre et fait la démonstration d’une possibilité de ré-union entre ville et nature.

 

Enfin du point de vue global, la réalisation de la passerelle intervient à un moment charnière dans la construction de nos villes et de nos infrastructures. Les manifestations des bouleversements environnementaux en cours s’accélèrent et s’aggravent. Ces crises remettent en question les pratiques habituelles de l’architecture et de l’urbanisme qui en sont souvent à l’origine mais aussi souvent les premières victimes. C’est pourquoi la conception de la passerelle vise à faire émerger un ouvrage résilient face aux extrêmes climatiques, aux émissions de gaz à effet de serre maîtrisées, parcimonieux dans son emploi des ressources matérielles, et support de biodiversité. Un ouvrage responsable qui, à son échelle, anticipe et participe à la transition vers une architecture postcarbone dont la nécessité ne fait désormais plus aucun doute.

D’un point de vue pratique, la construction de la passerelle fait appel en majeure partie au bois, efficace stock de carbone, et à la seule gamme de profilés laminés élaborée exclusivement à partir d’acier recyclé. Au-delà des choix de matériaux, la conception est placée sous le signe de l’économie de moyens, notamment grâce à la réduction et à la mutualisation des appuis de l’ouvrage et, surtout, au recours à un treillis dont l’élancement géométrique relativement modeste garantit une très bonne efficacité mécanique des matériaux. Cette composition constructive est également envisagée sous l’angle de la durée, le bois est notamment protégé des intempéries, renouant, sous une autre forme, avec la logique et la tradition des franchissements couverts en bois dont certains sont quadricentenaires.

 

Pôle Héloïse

Argenteuil (95), France

Etudes en cours

Fiminco

Habillage métallique à géométrie complexe

SPAN Bureau d'étude enveloppe
Fresh Architecture

Conception géométrique et structurelle de l’habillage métallique du cinéma multiplexe.

Surélévation vitrée

Paris (75), France I 2018

MOA I Syndicat des copropriétaires de l'immeuble

Enveloppe vitrée, verre extra large

Rôle I BET enveloppe, y compris EXE

La surélévation de l’immeuble est couronnée par un penthouse en verre, dont les façades principales sont constituées d’un seul panneau de double vitrage isolan, d’une longueur de 10m.

Paris PARC

Paris, France

Chantier à venir

Université Pierre et Marie Curie

Bâtiment universitaire

Structure et enveloppe

Conseil en structure et enveloppe pour BIG et BIG-E

SPAN assure une mission de conseil pour la structure et la façades du bâtiment Paris PARC pour BIG Engineering.

Le chantier est prévu pour 2020.

Image BIG
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